La mante religieuse

Avez-vous déjà entendu parler de la mante religieuse ? Difficile d’en échapper. Elle est évoquée pour désigner un insecte de quelques centimètres aux caractéristiques surprenantes. Cependant, elle est également rattachée, par une métaphore, à une femme fatale, souvent vénale et dominatrice, destructrice et meurtrière. Explorons la question pour bien comprendre la cause de cette comparaison. Ou comment le monde naturel empiète sur le monde sexuel..

Prédatrice de mâle

La mante religieuse est un insecte présent en Asie et en Amérique. Prédatrice connue et reconnue, du fait de ses pattes aiguisées, les fameuses« ravisseuses », qui éteignent l’existence de sa proie en quelques centièmes de seconde. Cependant, la particularité qui nous intéresse dans ce cas se situe au moment de la copulation, où le mâle va se faire tuer pendant ou juste après l’amour, le ton de la fornication est donné…

Ensuite, elle va souvent manger leur partenaire durant leur unique relation sexuelle ! Une rencontre sans lendemain, une histoire d’un soir. Le mâle veut du sérieux, du constructif ? Servi le copain ! Au congélateur ! Avec papa ! Imaginez-vous un monde où, pour se reproduire quand on est un homme, on doit pénétrer un être qui veut nous couper la tête et nous manger…on peut parler de slalom ! Survie de l’espèce ? Très peu pour moi…

Veuve noire et mante religieuse

Comme la veuve noire, la mante religieuse a donc servi d’allégorie morbide pour des tragédies rencontrées chez des couples parfois un peu trop passionnels. Même si la veuve noire ne mange pas systématiquement son « coup » après la relation. Alors que l’on peut dire que la veuve noire pratique la domination soft, la mante religieuse est une maîtresse très sévère..

Les femmes de ce type sont discernées et parfois même admirées pour leur fonction castratrice. C’est-à-dire qu’elles ne vont pas vous tuer mais vous menacer, vous faire peur, rejouer un mauvais souvenir amoureux (œdipien). C’est d’ailleurs déjà le cas dans la plupart du temps, lorsque l’on constate les difficultés que rencontrent les hommes pour aller vers les femmes. D’autant plus que la femme n’est, depuis quelques années, plus ou peu rattachée à l’homme par un patrimoine ou par un pacte (mariage pour faire simple).

Un anthropomorphisme de la mante religieuse en dominatrice méchante

Cette espèce barbare est donc parfaite pour illustrer le psychisme scabreux et complexe de certains hommes mais aussi de certaines femmes querelleuses. N’omettons pas le fait que parfois le mâle parvient à s’échapper des griffes de sa prédatrice. Rappelons enfin, pour bien comprendre, que la femelle est quasiment deux fois plus grande que le mâle chez cette espèce. Dès qu’on leur donne un peu de pouvoir tout de même…faut voir les excès !

Meurtre d' »obstination »

Enfin, petit détail croustillant, certains scientifiques ont longtemps pensé que la mante religieuse mange son partenaire érotique pour l’apport protéique qu’il contient, ainsi que pour engloutir les spermatozoïdes. Ces dernières années, on a compris qu’elle le faisait en fait par « obstination »…Flippant d’utiliser ce mot non ? Elle a juste la niaque donc elle assure, histoire d’être sur de pas en rater une goutte. On est d’accord pour l’éjaculation faciale, ça oui ! Néanmoins on peut essayer de s’arranger autrement que d’envoyer les « accrocheuses » prélevées le liquide source. Merde !